GRATIEN CANDACE (1873-1953)

1er mars 1935 - Candace affirme à la...

lundi 26 avril 2004 par Dominique Chathuant
1er mars 1935 - Candace affirme à la Chambre, la légitimité d’un droit de vote des femmes. S’identifiant sans doute à Victor Schœlcher, il appelle à voter la proposition par acclamations en comparant cette émancipation à celle des esclaves en 1848 : « ; En 1848, d’un seul geste, la France [...] a fait des nègres, des électeurs et des éligibles, (...) Pouvons nous vraiment nous laisser arrêter par des considérations de procédure lorsqu’il s’agit de donner aux femmes l’électorat et l’éligibilité aux conseils municipaux ? » (en 1937, le socialiste guadeloupéen Valentino, de 30 ans son cadet, laisse spontanément entendre au conseil général le caractère irresponsable d’un éventuel vote des femmes).
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1935 - Candace est favorable à la cession de terres non-éthiopiennes par l’Éthiopie à l’Italie [1]. Cette position évolue. Candace en vient à considérer l’affaire d’Éthiopie comme un des « échecs retentissants » du principe de sécurité collective. Plus tard, il le place sur le même plan que la remilitarisation de la Rhénanie et l’affaire du Mandchoukouo.

[1Dominique Chathuant, « Entre gauches et droites, entre Paris et Guadeloupe : polémiques autour du conflit italo-éthiopien (1935) », Bulletin de la Société d’histoire de la Guadeloupe, n° 160, sept.-déc. 2011, p. 40-56.