GRATIEN CANDACE (1873-1953)

Troisième République

mardi 27 avril 2004 par Dominique Chathuant
La Troisième République commence en 1870, après la défaite de Napoléon III à Sedan, avec l’Assemblée nationale de Bordeaux. Elle s’achève en 1940 lorsque, ce qu’on a pu réunir de l’Assemblée nationale, vote les pleins pouvoirs à Pétain, le 10 juillet, au Casino de Vichy. Il ne faut pas confondre l’Assemblée nationale (1870-1875 et 1940) qui réunie l’ensemble du parlement dans des conditions exceptionnelles et la Chambre des députés, comme le font parfois les médias et le personnel politique actuel dans le cadre de polémiques mémorielles sur les responsabilités du Front populaire.

Ce régime politique est installé par une droite monarchiste qui attend de pouvoir rétablir la royauté. C’est Henri Wallon, ancien député de la Guadeloupe, qui propose le mot république, lorsque la nouvelle constitution est adoptée, en 1875. Contrairement aux prévisions de ses fondateurs, la République est, dès la fin de la décennie, entre les mains de vrais républicains.

Sous la III République, le Président de la République est élu par le Parlement réuni en Congrès à Versailles. Il nomme un Président du Conseil (aujourd’hui premier ministre) qui est toujours ministre de quelque chose tout en président le conseil des ministre.

On dit volontiers à cette époque du gouvernement d’Édouard Herriot « le cabinet Herriot » ou le ministère (plus ancienne tournure) Herriot. Le président du Conseil est l’homme le plus important de l’exécutif mais le pouvoir est surtout entre les mains des assemblées.

Les cabinets tombent, lorsqu’ils ne trouvent plus une majorité pour les soutenir à la Chambre ou au Sénat. Un Président du conseil doit donc essayer de contenter sa majorité, sur sa gauche comme sur sa droite. Les radicaux font partie de toutes les alliances. Ils sont la droite des alliances de gauche (Front populaire, 1936) et la gauche des alliances de droite (Bloc national 1919, Union nationale, 1926). Lorsqu’un gouvernement n’est composé que de radicaux et de forces d’appoint comme les républicains-socialistes, la Gauche radicale où les membres de l’Alliance démocratique, on dit qu’il s’agit d’un gouvernement de concentration. A droite, l’Alliance démocratique comporte plusieurs groupes dont celui des républicains de gauche, groupe de centre-droit.